Texte écrit par Claude Sicre courant mai 2018 suite à une sollicitation du CIRDOC dans le cadre d’un cycle d’événements organisé autour de Mai 68 et du renouveau occitan. Vision très particulière je pense, mais il en faut, pour la pluralité des approches. Une des choses qui m’a frappé le plus en mai 68 à Toulouse de ce point de vue (je n’étais pas occitaniste, je n’avais pas la moindre idée de ce que pouvait être l’occitan ni l’Occitanie) (il y avait le patois, c’est tout), c’est l’extrême et caricaturale «provincialité» (je ne le pensais pas en ces termes, je pensais : «Ils attendent toujours les idées venues d’ailleurs et de Paris en particulier au lieu de s’en inventer.») des acteurs principaux : étudiants, profs, partis, journalistes, etc., et le phénomène de provincialisation généralisée de toute la société française (y compris Paris, qui dialectiquement profita, en retour de kick, du provincialisme qu’elle provoquait ailleurs) que déterminèrent, ou plutôt précipitèrent, au sens chimique, les dits événements. Et la preuve que ça m’a beaucoup marqué : je suis devenu occitaniste huit ans plus tard, dès que j’ai découvert l’occitanisme (à Paris !). Et l’originalité de mon inscription dans ce mouvement, depuis lors, est en rapport direct avec ce qui m’a permis de ressentir cette «provincialité» à l’époque. La seconde chose qui m’a frappé, c’est le grand manque d’imagination de tous ces acteurs (les deux choses sont en lien, me semble-t-il).
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P28-34 / IDÈAS
MAI 68 OU LE TRIOMPHE DU MANQUE D’IMAGINATION ET DE DIVERSES PROVINCIALISATIONS, Claude Sicre #6
Texte écrit par Claude Sicre courant mai 2018 suite à une sollicitation du CIRDOC dans le cadre d’un cycle d’événements organisé autour de Mai 68 et du renouveau occitan. Vision très particulière je pense, mais il en faut, pour la pluralité des approches. Une des choses qui m’a frappé le plus en mai 68 à Toulouse de ce point de vue (je n’étais pas occitaniste, je n’avais pas la moindre idée de ce que pouvait être l’occitan ni l’Occitanie) (il y avait le patois, c’est tout), c’est l’extrême et caricaturale «provincialité» (je ne le pensais pas en ces termes, je pensais : «Ils attendent toujours les idées venues d’ailleurs et de Paris en particulier au lieu de s’en inventer.») des acteurs principaux : étudiants, profs, partis, journalistes, etc., et le phénomène de provincialisation généralisée de toute la société française (y compris Paris, qui dialectiquement profita, en retour de kick, du provincialisme qu’elle provoquait ailleurs) que déterminèrent, ou plutôt précipitèrent, au sens chimique, les dits événements. Et la preuve que ça m’a beaucoup marqué : je suis devenu occitaniste huit ans plus tard, dès que j’ai découvert l’occitanisme (à Paris !). Et l’originalité de mon inscription dans ce mouvement, depuis lors, est en rapport direct avec ce qui m’a permis de ressentir cette «provincialité» à l’époque. La seconde chose qui m’a frappé, c’est le grand manque d’imagination de tous ces acteurs (les deux choses sont en lien, me semble-t-il).
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Le Forum de discussions du Journal la Linha Imaginòt, le journal de la décentralisation culturelle. La Linha Imaginòt, le journal pluri-culturel, anti-centraliste & anti-unitariste « L’Occitanie laboure le sol avec une charrue culturelle ». n° ISSN 1166-8067