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Retròna l’auratge!

Se me demanda d’escriure, alara qu’escrivi.

Et comme je ne sais pas si j’y ferai long feu sus la Linha alors j’allume la mèche, que de biens piquants échanges y sont en cours et ils sont à n’en point douter l’écho de l’époque, de notre époque.
Celle où tout s’effondre, où tout est donc à nouveau posé sur la table et même… le mot de «race !» Quela puta, je ne l’avais pas vu venir celui-là. Bien que jamais on ne l’entende, il est en vérité dans toutes les bouches. Ce mot a percuté les échanges de la Linha Imaginot mailing list d’une simple phrase : «En prenant le parti des gens de chez moi je pense contre moi-même et je défends ma race.» dixit Marilis Orionaa. Je n’en saisis probablement pas toute la portée et peut-être serait-il bon de rendre public la totalité de ces échanges afin que toutes et tous puissent tenter de comprendre l’intention de cette intervention, toujours est-il que le mot est posé, la discussion entamée et, pour ma part, la gêne bien installée, elle mériterait de poursuivre les échanges… /

… / Simone Weil, déjà, nous faisait part d’une prémonition pour «… ce pays qui a souffert la force. Ce qui a été tué ne peut jamais ressusciter ; mais la piété conservée à travers les âges permet un jour d’en faire surgir l’équivalent, quand se présentent des circonstances favorables.» Oui ! Plane au-dessus de nos têtes une surface plus ou moins frêle et translucide et cette surface semble infranchissable mais s’abaisse pourtant à mesure que nous grandissons, à mesure qu’au contact l’écho de nos œuvres s’amplifie. Les rendant visibles, perceptibles pour le plus grand nombre, en ne nous encombrant ni de questions inhérentes aux sources traditionnelles que nous utilisons, ni de problèmes quant aux emprunts que nous opérons dans les cultures communes de notre temps. Oui, ce plafond de verre nous entrave, mais les murs de la maison qu’il protège s’érodent, ploient sous les effets des tempêtes à l’œuvre. Et si nos formes, nos voix, demeuraient captives, alors leurs murs céderont et le plafond avec, car nous sommes l’orage qui gronde de l’intérieur ! Notre alternative réside alors dans le surgissement d’un plan imaginaire voué à la perception réelle de ce qu’est l’Hexagone dans sa pluralité culturelle, tout au long de son existence. Car c’est dans la seule lecture d’une histoire faite de murs mouvants, dans l’écoute de peuples s’y lovant par force, successivement et dans l’attention portée aux traditions populaires qui leur sont propres, que l’Hexagone pourra espérer panser les plaies béantes de son marasme. À cette condition seulement, la France pourrait à nouveau songer constituer un toit, une maison pour des peuples unis dans l’idée d’une nation composite et politique

Senon, que vira la chavana !

Sommaire


«Tout Occitan conscient de la dignité de sa langue sait qu’il ne doit pas la traiter comme un patois, ni employer pour la désigner ce terme de patois qui appartient uniquement à la langue d’oïl et qui n’a jamais fais partie de la langue d’oc.


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